A VENIR
 LOVE & MONEY
22 et 23 Janvier 2016 - 20h30
- Centre d'Animation Place des Fêtes | 4, rue des Lilas | 75019 Paris -

Réservations
Mail : reservations[at]lesamesvisibles.com
Billetréduc : www.billetreduc.com/150337/evt.htm

Plus d'infos sur le spectacle ici.
WORK IN PROGRESS

CE QUI ÉVOLUE, CE QUI DEMEURE
HOWARD BARKER
Mercredi 15 Avril 2015 - 15H
- Théâtre du Hublot | 87, rue Félix Faure | 92700 Colombes -
Entrée libre | Réservations : cequievolue[at]lesamesvisibles.com



Le mercredi 15 Avril, à 15H, le Collectif présentera un chantier de création autour de sa prochaine pièce, Ce qui évolue, ce qui demeure, d'Howard Barker. Destinée avant tout aux professionnels, dans le cadre d'une recherche d'aide à la production, cette présentation sera le produit de deux semaines de résidence, à la Villa Mais d'Ici d'Aubervilliers et au Théâtre du Hublot à Colombes.

Plus d'infos sur la pièce 
ici
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QUI SOMMES-NOUS ?
HISTORIQUE
Nous nous sommes rencontrés pour la plupart en 2009 au Cours Florent, dans la classe de Suzanne Marrot. Avec elle, nous jouons Pinter, Bond, Barker, montons un spectacle sur le théâtre anglais sous Margaret Thatcher, et - plus important - nous apprenons ce que travailler ensemble veut dire. 
En 2010, dans le cadre de nos travaux de fin d’études, nous montons nos propres spectacles : Viol, de Botho Strauss, mis en scène par Marine Reiland ; On Purge (Bébé) !, de Georges Feydeau, mis en scène par Pauline Raineri ; Mein Kampf (Farce), enfin, de George Tabori, mis en scène par Makita Samba.  
Nous sortons de l’école en juin 2011, avec l’envie de faire vivre et grandir ces spectacles, d’en créer d’autres, de poursuivre cette aventure, mais aussi de rencontrer d’autres comédiennes et comédiens. Alors nous fondons Les Âmes Visibles en octobre 2011. 


NOTRE STRUCTURE
Notre collectif puise son identité dans le travail entrepris avec Suzanne Marrot en 2009. 
 
Nous faisons le choix : 
- d’un théâtre collectif, où chacun compte dans le travail de réflexion et de création, 
- d’un théâtre d’acteurs, toujours forces de propositions,  
- d’un théâtre de textes forts, capables de mêler problématiques historiques, sociales et politiques, 
- d’un théâtre de questionnement, interrogeant le spectateur autant que nous-mêmes sur nos désirs, nos peurs, nos frustrations, et notre part de monstruosité. 
 
Notre structure se veut souple et ouverte, composée d’un noyau dur d’une dizaine de comédiens, tous libres de devenir porteur de projets et d’y intégrer des comédiens n’appartenant pas au collectif.  


LES ÂMES VISIBLES

 



NOS SPECTACLES

ON PURGE (BÉBÉ) !
Mise en scène Pauline Raineri
MEIN KAMPF (FARCE)
Mise en scène Makita Samba
LOVE AND MONEY
Mise en scène Alexandre Lhomme
CE QUI ÉVOLUE, CE QUI DEMEURE
Mise en scène Alexandre Lhomme
CEUX QUI AVAIENT CHOISI
Mise en scène Boris Herszbojn
Avec la Cie Bouquet de Chardons
ON PURGE (BÉBÉ) !
GÉNÉRIQUE 
 
Texte : Georges Feydeau 
Mise en scène : Pauline Raineri 
Avec : Teddy Atlani, Thomas Jeanson, Alexandre Lhomme, Pauline Raineri, Marine Reiland, Louve Reiniche-Larroche, Makita Samba 
Spectacle créé en juin 2011 au Cours Florent 
Un spectacle du collectif Les Âmes Visibles 

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RÉSUMÉ 
 
C'est l'histoire d'un couple qui ne fonctionne plus. 
Ou encore, d'un enfant roi, qui ne veut pas se purger et rend sa mère hystérique. 
Ou d'un mari déchu. 
D'un invité perdu. 
Non, c'est l'histoire de Rose, la bonne, qui décide de partir, de voir le monde qu'elle a côtoyé, mais de l'autre côté.


NOTE D'INTENTION
RÉVEILLER LE THEATRE (DE FEYDEAU)
« Comment tu veux que je te comprenne ? Tu me parles à contre-jour, je vois pas ce que tu dis ! » 
 
La pièce commence dans un décor presque froid, pas du tout intérieur bourgeois, mais avec des dictionnaires poussiéreux, des pots de chambre qui pendent, un bureau, une chaise. Au fil de la pièce, la tension monte, tout cela se réveille ! Pendant la première partie du spectacle, ça joue dans un espace clos, ça se répond du tac au tac, ça ne se comprend pas. 
 
 
« C’est moi le cocu et c’est moi qu’on engueule ! » 
 
Quand Chouilloux arrive, on passe du couple au monde, on s’autorise même à « changer de théâtre » le temps de quelques répliques. Mais au fond, pour Julie, Chouilloux vient déranger l’ordre établi, vient entraver la recherche de la résolution au problème du jour, la constipation de son fils, la chair de sa chair ! Et de l’autre côté Follavoine rame pour ramener à lui l’homme qui peut le faire sortir de sa condition, son « deus ex machina » ! 
 
Lorsque Toto intervient ensuite, c’est presque un film d’horreur qui se joue : Julie n’arrive toujours pas à le purger, Chouilloux se fait embarquer dans cette histoire jusqu’à boire l’hunyadi-janos, et Follavoine voit s’envoler le rêve de sa vie. Il n’y a plus de limites ! Jusqu’à la dégringolade finale, avec l’arrivée de madame Chouilloux et monsieur Truchet, l’amant, ou on parle ici de séparation, de divorce, mais aussi de suicide pour Follavoine et de meurtre par etouffement de Toto par sa mère.


CATHARSIS
« Ah ! Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant. » 
 
La bonne représente le point de vue du public et est extérieure à l’action. Elle passe sans scrupules le quatrième mur pour ridiculiser les personnages qui ne s’en rendent pas compte. 
 
Ce couple est aveugle face à la « merde » dans laquelle il vit, à l’intérieur de laquelle il élève, si on peut dire, un bébé de sept ans ! 
 
Feydeau lui-même, au-delà de la catharsis, voulait dénoncer une certaine bourgeoisie du 20ème siècle. En effet, il écrit cette pièce un an après son divorce, il y parle donc d’un couple qui manifestement ne peut pas vivre ensemble. Un homme qui a baissé les bras, face à cette espèce d’actrice qu’est sa femme. Mais il veut aussi parler de ces gens, qui ne communiquent pas, font semblant, et pour qui l’argent, l’apparence et les qu’en dira-t-on sont les moteurs de la vie. 

Pauline Raineri

MEIN KAMPF (FARCE)
GÉNÉRIQUE 
 
Texte : George Tabori 
Traduction : Armando Llamas 
Mise en scène : Makita Samba 
Avec : Teddy Atlani, Clémence Brodin, Jeanne Carnec, Rémy Delattre, Pauline Lacombe, Maxime Lafay, Alexandre Lhomme, Pauline Raineri, Louve Reiniche-Larroche 
Scénographie et conception des accessoires : Stéphane Zbylut 
Un spectacle du collectif Les Âmes Visibles

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RÉSUMÉ 
 
La Rue du Sang, à Vienne, dans les années 1900 et quelques. 
Shlomo Herzl, un vieux Juif vendeur de Bibles et de Kama Sutra, bavarde avec Dieu et se rêve en nouveau prophète. Dans son asile de nuit pour clochards et mendiants, en dessous de la boucherie de Frau Merschmeyer, il s’attèle à la rédaction de son chef-d’œuvre, dont il n’a pour l’instant que le titre : « Mein Kampf ». Ce livre sera son combat, sa bible pour un monde meilleur. 
Surgit alors un jeune homme tout droit venu de Braunau-sur-Inn, un peintre sans talent qui s'apprête à tenter le concours d'entrée aux Beaux-Arts. Un dénommé Hitler, personnage bavard et grossier, paranoïaque et vaniteux, pas encore nazi, mais de plus en plus antisémite. 
Peut-on aimer son ennemi comme soi-même ? 
Shlomo pourrait voir le danger venir. Mais persuadé qu'il y a du bon en chacun, il ne verra dans le jeune Hitler qu'un homme comme lui, persuadé d’avoir une grande destinée, mais terrifié à l'idée d'échouer. Il le nourrira, le soignera, le consolera, l'arrachera à la Mort et l'aidera à accomplir son destin.


NOTE D'INTENTION
LE BUT DE LA POÉSIE
« Quel est le but de la poésie ? » 

A cette question, récurrente dans la pièce, Shlomo Herzl ne trouve jamais de réponse satisfaisante. Pourtant cette question n’est pas innocente : en filigrane, c’est Tabori, dont Herzl est l’alter-ego, qui s’interroge sur l’objet de sa propre écriture. Quel est alors le but de la poésie de Tabori ? Est-elle un combat, une vengeance, une quête ? Est-elle utile, ou vaine ? 

A mes yeux, Mein Kampf (Farce) est avant tout un exorcisme, comme une grimace à l’Histoire. C’est un éclat de rire dévastateur, un incroyable chant de liberté dans lequel l’auteur, lui-même victime directe de la folie nazie, traite du plus sensible des sujets de la manière la plus inattendue. 

Tabori a un rapport frontal, personnel à l’Histoire, dans la mesure où le vieux Shlomo est une projection directe de l’auteur. En opposant son double au jeune Hitler, Tabori s’offre une confrontation avec l’assassin de son père.


« TOUTES LES BONNES HISTOIRES FINISSENT AVEC LA MORT »
Une confrontation n’est pas un affrontement. Le génie de Tabori est d’être là où on ne l’attend pas. Contre toute attente, le vieux Herzl ne s’oppose pas au jeune Hitler. Au contraire : il l’aime. 

Shlomo est un piètre disciple pour son Dieu. Il n’a de cesse de s’ arranger avec la religion, il ne respecte pas les commandements (pourtant réduits au nombre de trois), il marchande en permanence avec Dieu, lui désobéît. Pour autant, il voudrait être un bon croyant. Mais seul un principe lui tient à cœur, et par-dessus tout : « aime ton prochain comme toi-même ». 

Ce précepte est le seul auquel Shlomo se plie, et de la façon la plus radicale. Il fait toujours abstraction de lui-même pour le bien des autres, quand bien même l’autre est Hitler, et quand bien même cela devrait le conduire à la mort. Ainsi, dans son asile de nuit, il ne fait pas que recueillir le jeune homme : il le soigne, l’apaise, et le guide - puisque c’est ce qu’Hitler veut - vers son destin de dictateur sanguinaire. 

La projection que Tabori fait de lui-même sur scène est donc plus qu’ambigüe. L’humanisme de Shlomo Herzl a quelque chose de suicidaire. Et ce n’est que trop tard que le vieux Juif ouvre les yeux. « J’étais trop sot, dit-il, pour comprendre que certaines personnes ne peuvent pas accepter l’amour ». 

La dérision, omniprésente, apparaît finalement vaine. Le rire qui traverse toute la pièce n’est qu’un moyen de mieux pleurer à la fin. L’Histoire est là et la poésie n’y changera rien.


LES CRÉTINS DU TYROL
Shlomo et Hitler sont les deux seuls réels humains de la pièce, réunis en un duo grotesque : le vieux juif et son bourreau. Comme dans un conte, tous les personnages qui évoluent autour de ce binôme sont des allégories : Lobkowitz est Dieu, Gretchen l’innocence pervertie ; quant à Mme Lamort, elle vient directement rendre visite à Hitler dans son asile de nuit. 
Mais dans sa pièce, Tabori a également prévu des « clochards de jour », personnages muets, habitants de l’asile de nuit, qui deviennent au dernier acte les « crétins du Tyrol », les premiers sympathisants d’Hitler. Tabori ne donne en revanche aucune indication sur la manière dont s’opère ce changement. 

Nous avons pris le parti de faire de ces clochards des personnages centraux. Misérables, affamés, malades, nous avons choisis d’en faire le symbole de l’Allemagne dévastée de 1918, de ce terreau favorable à l’ascension du futur dictateur. Ils sont les premiers contaminés par les discours encore maladroits mais déjà enflammés du jeune Hitler. Un par un, à chaque acte, nos clochards écoutent donc le jeune homme, puis le suivent, réalisant son rêve, avant de se disperser au dernier acte dans toute l’Allemagne, sortes d’apôtres du nazisme. 

Ces clochards, presque totalement muets, sont joués par quatre femmes. Nous voulions qu’Hitler, dont les biographes nous ont appris qu’il était effrayé par la gente féminine avant de trouver sa voie, finisse entouré de groupies hystériques.


INSCRIRE L'HISTOIRE DANS UN ESPACE
Tabori situe l’action de sa pièce dans le sous-sol d’une boucherie : l’asile de nuit qui s’y trouve, et dans lequel évoluent nos personnages, concentre toutes les misères de Vienne : « cambrioleurs, mendiants, étudiants, révolutionnaires, un crève-la-faim et une tantouze qui passe son temps sur les marches de l’opéra », selon l’auteur. Ce lieu forme donc en lui-même une échelle de l’horreur : au dessous, l’entassement ; au dessus, l’abattoir. Une situation qui n’est pas sans rappeler la hiérarchie des camps du système nazi : camp de détention, camp de concentration, camp d’extermination. Si l’abattoir du dessus renvoie aux camps d’extermination, il nous est assez rapidement apparu que notre décor devait quant à lui s’inspirer de l’univers concentrationnaire. 
 
Nous avons voulu que notre décor remplisse une double fonction. Premièrement, il devait se limiter à tout ce qui servait directement à l’action. Mais au-delà, chacun des éléments nécessaires devait être évocateur de l’Histoire. Les lits des clochards de jour renvoient directement aux cages à poule des dortoirs des camps. Le coin cuisine, limité à une planche et des couteaux, devient le premier laboratoire des tortionnaires nazis (symbolisé par le massacre méthodique d’une poule au dernier acte). A jardin, une bassine pour se laver les pieds devient le symbole de l’épuration ethnique voulue par Hitler. A cour, le lit du futur dictateur devient le lieu d’où il rêve son avenir. 
 
Au centre, une immense malle, en bois brut, sans âge, symbole de l’Histoire et de l’errance millénaire de Shlomo et, au-delà, de son peuple. 
 
La pièce se passe en 1900 et quelques, mais le plateau est chargé de tout ce qui viendra ensuite, de tout ce qui naîtra de la relation Herzl/Hitler. A la manière de l’installation « Personnes » de Boltanski, notre plateau sera rempli de vêtements vides, sans vie, jonchant le sol et les murs, dont ils tombent petit à petit. Les murs pleurent, et les vêtements forment au final un tas évocateur de la barbarie nazie. 
  
Makita Samba

LOVE AND MONEY
GÉNÉRIQUE 
 
Texte : Dennis Kelly 
Traduction : Philippe Le Moine & Francis Aïqui 
Mise en scène : Alexandre Lhomme 
Avec : Teddy Atlani, Laura Bélorgey, Maxime Lafay, Alexandre Lhomme, Pauline Raineri & Louve Reiniche-Larroche 
Un spectacle du collectif Les Âmes Visibles

22 & 23 Janvier 2016 / 20H30 
Centre d'Animation Place des Fêtes / 2-4, rue des Lilas, 75019 Paris
Réservations : 
Mail : reservations[at]lesamesvisibles.com
Billetréduc : www.billetreduc.com/150337/evt.htm
Tarifs : 14€/ 10€ (Usagers du centre d’animation, résidants à paris, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du R.S.A., de l’allocation parent isolé, de l’allocation d’insertion, les jeunes jusqu’à 26 ans inclus et les personnes de plus de 65 ans.)

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RÉSUMÉ 
 
David entretient une relation par mail avec une jeune Française, Sandrine. Ils se sont rencontrés pendant un congrès d’entreprises à Londres. Ils ont passé une nuit ensemble. Pour eux deux, cela a compté. 
Peu à peu, David se livre. Il n’a pas toujours travaillé dans la vente. A une époque, il était prof de lettres. Et marié, à Jess, dont il était fou amoureux. Mais sa femme avait des dettes. De très, très grosses dettes. Alors, entre l’amour et l’argent, il a fallu choisir. 
Véritable mosaïque, "Love & Money" retrace à rebours l’histoire de David et Jess, de la brutale explosion de leur couple à la demande en mariage. Dennis Kelly y interroge notre rapport à l’argent, la place que nous lui accordons, la hiérarchisation de nos valeurs, dans un monde où le bonheur s’achète. Une œuvre fascinante, complexe, terriblement drôle et sombre à la fois.


NOTE D'INTENTION
« VOUS VOULEZ SENTIR QUE CHAQUE JOURNÉE DE TRAVAIL PEUT ÊTRE AUTRE CHOSE QUE PATAUGER DANS LE SANG »
Il y a quelques années, quand j’étais étudiant, j’ai travaillé au service contentieux d’une société de crédit – une grosse boite, une de celles que tout le monde connait. J’étais chargé de recouvrement : toute la journée, un automate composait pour moi des numéros de téléphone et me mettait en relation avec des gens qui, pour une raison ou pour une autre, avaient cessé de rembourser leurs dettes. En un minimum de temps, je devais m’informer de leur situation financière, comprendre la raison pour laquelle ils ne payaient plus, et passer avec eux un nouvel accord de remboursement, à hauteur d’au moins 3% de leur dette chaque mois. Si cela s’avérait impossible, ou s’ils n’étaient pas assez coopératifs, je transférais leur dossier à un huissier chargé, à leurs frais, de saisir leurs biens. 
 
Je traitais des dizaines de dossiers chaque jour : des étudiants sans revenus, des mères célibataires en pleurs, des chômeurs en fin de droits, des gens tombés malades et qui avaient perdu leur emploi, des gens qui ne parlaient pas un mot de Français et dont on se demandait comment ils avaient pu comprendre le contrat qu’ils avaient signé, des veuves qui découvraient à la mort de leur mari que celui-ci avait des dettes, quelques escrocs aussi, et puis beaucoup, beaucoup de gens qui travaillaient et qui, simplement, ne s’en sortaient pas. J’avais appris à ne plus parler de personnes, mais de « db », pour débiteurs. Aux menaces de suicide, je devais répondre que cela n’est jamais une solution et faire en sorte que la discussion tourne court.  
 
C’est à cette période de ma vie que la lecture de Love & Money m’a renvoyé, et c’est pour cela, je crois, que j’ai d’abord eu envie de prendre en charge ce texte. J’ai découvert la pièce par hasard à la fin du mois de juin 2012. Depuis des mois, je cherchais une pièce à monter, une bonne pièce, une de celles dont j’aurais l’impression qu’elle avait réellement quelque chose à dire sur le monde tel qu’il est aujourd’hui. Je l’ai lue, et j’ai su que j’avais entre les mains un matériel exceptionnel. Ce jour-là, les infos ont parlé d’un Grec qui s’était suicidé, écrasé par la crise. 
 
Au centre de Love & Money, il y a un couple, Jess et David. Ils sont jeunes, fraichement mariés, fous amoureux. Ils sont citadins, modernes, un peu bobos. Lui est prof, elle on ne sait pas ; ils font partie de la fameuse middle class. Seulement, Jess a des dettes. De grosses dettes. 70 000 livres. Elle doit prendre un deuxième boulot, lui doit quitter l’enseignement pour entrer dans la vente. Cela ne suffit pas. Alors, pour David, il apparait qu’entre l’amour et l’argent, il faudra faire un choix. Le couple explose. Et de quelle manière. 
 
Si nous choisissons de nous attaquer à ce texte, c’est parce que nous sentons qu’il soulève des questions fondamentales et passionnantes sur le fonctionnement de nos sociétés occidentales contemporaines. La place que nous accordons à l’argent. Notre besoin maladif de posséder. Notre peur perpétuelle du déclassement, dans une période de crise. Notre capacité à nous adapter ou non à un système économique de plus en plus complexe, dont le fonctionnement nous échappe inévitablement, à moins d’avoir « l’instinct du tueur ». La question de cette capacité d’adaptation se pose d’ailleurs pour tous les personnages de la pièce. Tous essaient juste de s’en sortir, dans cette société britannique extraordinairement violente qui ne leur laisse pas le choix. Certains y arrivent, à la condition d’abandonner tout idéal (la religion, les idéaux politiques, l’amour) au profit d’une croyance unique : le fric. Certains deviennent des monstres à force d’essayer de s’en sortir. D’autres, enfin, échouent, tout simplement. 
 
Et puis il y a Jess. Cette jeune femme perdue, qui n’a jamais trouvé sa place dans le monde. Cette fille que la puissance de son amour transperce, qui dit qu’elle pourrait « dégueuler d’amour ». Cette fille qui s’émerveille de l’existence de l’univers, des étoiles et de la gravité, de l’improbabilité de la vie, de la sienne et de celle des autres, et qui ne comprend pas, face à tant de mystères et de hasards, que l’on accorde tant d’importance à cette chose morte, irréelle, à cette convention qu’est, au fond, l’argent. 
 
A l’heure où j’écris ces lignes, nous répétons depuis plusieurs mois, et je commence à voir à quoi le spectacle ressemblera. Nous avons fait le choix de la plus grande simplicité possible. Parce que ce texte est fort, parce que ces personnages sont complexes, nous essayons d’éviter les effets de manche, les numéros d’acteurs. Parce que nous souhaitons avant tout être porteurs de cette histoire et des problématiques qu’elle soulève, nous nous adresserons la plupart du temps directement au public. Il ne s’agira pas tant de dénoncer que de poser des questions. Je ne crois pas que le théâtre puisse changer quoique ce soit au monde, mais du moins peut-il permettre de prendre conscience de certaines choses. Nous essaierons de ne pas être moralisateurs. Aucun des personnages de Kelly n’entre en révolte contre ce que, pour simplifier, nous appelons le « système ». Jess le dit : « je déteste quand les gens sont juste à critiquer et tout parce qu’on porte tous des chaussures, bon Dieu, alors vous voyez mais parfois je me pose des questions ». Il y a là une clef. Nous nous poserons des questions.  
 
Alexandre Lhomme 

CE QUI ÉVOLUE,
CE QUI DEMEURE
GÉNÉRIQUE 
 
Texte : Howard Barker
Traduction : Pascale Drouet
Mise en scène : Alexandre Lhomme
Avec : Teddy Atlani, Sarah Bussy, Maxime Lafay, Julien Lopato, Philippe-André Lorin, Stéphane Zbylut
Scénographie et conception des accessoires : Stéphane Zbylut 
Costumes : Federica Sivieri
Musique : Gabriel Peraza
Un spectacle du collectif Les Âmes Visibles


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RÉSUMÉ 
 
L’abbaye de Calcetto, en 1450. Hoik, jeune moine copiste de 17 ans, est déjà le plus grand scribe de son époque. Toute la journée, il recopie Saint Luc, avec une virtuosité qui n’a d’égale que son orgueil.  
 
Mais le génial Hoik est l’idiot de son temps. L’invention de l’imprimerie bouleverse la donne et le rend, soudainement, tout à fait inutile. Comment continuer à vivre, lorsque l’on ne sait plus pour quoi ? Paradoxalement, c’est avec l’arme à feu, seconde innovation de son siècle, qu’Hoik trouvera le moyen d’exprimer sa haine pour le progrès. 


NOTE D'INTENTION
« C'EST TOI QUE JE PRÉFÈRE »
Il y a exactement deux ans, je m’attelais à la note d’intention de Love & Money, de Dennis Kelly. Je venais d’en découvrir le texte, j’étais dans un état d’excitation comme j’en avais peu connus jusqu’alors, heureux d’avoir enfin trouvé ce matériel exceptionnel que j’avais si longtemps cherché pour ma première mise en scène. A l’époque, je croyais avoir une idée assez précise du spectacle que je voulais créer. Il devait y avoir de la vidéo, de la musique, du chant, un décor modulable, des moments de groupe. Et puis les répétitions ont commencé, et je me suis rendu compte que rien de tout cela ne m’intéressait vraiment, que je voulais aller vers autre chose. Une parole plus simple, plus directe. Un jeu d’acteur dépouillé, débarrassé de tout effet de manche. L’envie de se mettre au service d’un texte, et de se faire passeur des interrogations qu’il soulevait, dans une forme d’intimité, sinon de dialogue, avec le public. Au final, le spectacle était très différent de celui que j’avais imaginé au départ, et c’était tant mieux. Love & Money m’avait permis de comprendre vers quel théâtre je voulais aller. 
 
Nous avons présenté la pièce en mai 2013. Le travail de création était terminé. Alors, tout de suite, l’envie de repartir sur autre chose, de se remettre au travail. Mais rien. Des dizaines de textes lus, et pas un qui fasse l’affaire. 
 
Et puis je retombe sur ce texte, acheté il y a longtemps, sans doute juste pour compléter ma collection de Barker. Ce texte dont je ne me souviens même plus si je l’ai déjà lu ou non. L’histoire d’un jeune moine copiste au nom étrange, dans une abbaye de la Renaissance. Qu’est-ce que cela a à me dire ? Je m’y plonge, et je comprends immédiatement que j’ai dans les mains un texte hors normes. 


« IL EXISTE APPAREMMENT UNE MACHINE QUI ÉCRIT »
Nous sommes en 1450, donc, dans l’abbaye de Calcetto. Moine copiste, Hoik a décidé de vouer sa vie à recopier l’Évangile de Saint-Luc. Et le jeune scribe a du talent : à dix-sept ans seulement, son écriture est la plus belle que l’on ait vue depuis deux siècles. Hoik est un génie, il le sait, et méprise ouvertement ceux qui ne sont pas aussi doués que lui. Mais l’invention de l’imprimerie renverse soudain la situation. Si belles soient-elles, que valent les quelques pages manuscrites d’Hoik, face aux millions de Saint Luc, tous identiques, qui déferlent bientôt sur l’Europe ? Hoik est jeune, mais il hait le progrès qui le rend archaïque, et méprise cet avenir où l’écriture n’est plus un art, mais une industrie. C’est pourtant l’arme à feu, autre innovation de son époque, qui lui permettra d’exprimer sa révolte.  
 
Si nous choisissons de nous attaquer à ce texte, après avoir monté Love & Money, c’est sans doute qu’il y a, entre ces deux pièces, une forme de continuité, de suite logique dans la poursuite de notre travail. Avec d’abord ce sentiment d’avoir à nouveau trouvé un texte qui nous parle de nous. Car si Barker place son histoire au cœur de la Renaissance, c’est pour changer la perspective, et mieux nous interroger sur un certain nombre de thématiques ultra-contemporaines : notre rapport au progrès, d’abord, à ce monde qui change si vite, dans lequel la machine remplace de plus en plus souvent l’homme, et le laisse seul face à son sentiment d’impuissance. Notre difficulté à trouver notre place, ensuite, dans une société qui peut nous dire que nous sommes inutiles. Notre rapport aux autres, enfin, et notre infinie capacité à nuire, à jalouser, à mépriser, à détruire, à mal aimer, à trop aimer, à trop s’aimer. Notre propension à devenir des monstres.  


« IL EXISTE APPAREMMENT UNE MACHINE QUI ÉCRIT »
Et puis il y a la question de notre relation à la beauté. Hoik est un esthète, qui fuit la laideur et l’imperfection. La quête de la beauté est pour lui une obsession, qui nourrit son mépris pour le monde tel qu’il est, et plus encore pour le monde tel qu’il devient. Le jeune homme a 17 ans, et la radicalité qui va avec : puisque le monde est laid, il lui faudra s’en échapper. Essentielle dans l’œuvre de Barker, cette question de la beauté, je le crois, est absolument fondamentale. Peut-être même l’est-elle aujourd’hui plus que jamais, alors que notre époque semble tant s’intéresser au rapide, au fonctionnel, au rentable, mais si peu au beau. Qu’est-ce que c’est, la beauté ? Nous est-elle nécessaire ? Pouvons-nous nous contenter d’un monde pratique, mais d’où la beauté est exclue ? Pouvons-nous nous satisfaire d’une beauté uniformisée, standardisée, où l’unique n’a plus sa place ? Trouverons-nous toujours beau demain ce que nous nous jugeons beau aujourd’hui ? Au fond, pourquoi les pages imprimées par les machines seraient-elles moins belles que celles écrites par Hoik ?

« LAID, CE LUC EST LAID »
Notre désir de monter ce texte se nourrit également de la volonté de nous confronter à nouveau à un auteur d’aujourd’hui, capable de nous parler du monde d’aujourd’hui, tout en inventant le théâtre de notre temps. Ce qui m’intéresse particulièrement chez Barker, c’est sa capacité à réinventer la tragédie, à faire perdurer cette forme, tout en y intégrant les problématiques contemporaines. Car Ce qui évolue, ce qui demeure est, indubitablement, une tragédie : Hoik est emporté par les mouvements de l’Histoire et du Destin, qui placent sur sa route l’imprimerie et l’arme à feu, dans un enchainement qui conduit inévitablement à la catastrophe. Il est d’ailleurs un héros profondément tragique, qui ne souhaite pas être sauvé, qui « répudie sa vie », qui a compris ce que Barker appelle « le secret que nous confie l’expérience tragique : le monde est inadapté ». Mais c’est une tragédie élisabéthaine, capable aussi de véritables moments d’humour. Barker est un héritier de Shakespeare. Il a le même sens du spectaculaire. Choisir ce texte, c’est à nouveau faire le choix d’un auteur généreux, d’une narration puissante où les colères sont toujours homériques, les amours toujours violents, les haines toujours profondes.  
 
 
Nous sommes de jeunes comédiens ; notre parcours commence à peine. Monter Ce qui évolue, ce qui demeure est pour nous le moyen de nous interroger sur le monde et le théâtre auxquels nous sommes et serons demain confrontés. Il est encore trop tôt pour savoir exactement à quoi le spectacle ressemblera. Ce que je sais, c’est que j’aimerais qu’il soit pour nous l’occasion d’aborder de nouvelles problématiques de travail, de partir à la recherche d’une esthétique plus forte, où la scénographie, la lumière et le son, notamment, auraient toute leur place, pas seulement pour habiller le spectacle, mais aussi pour raconter, pour être porteurs de cette confrontation entre l’immuable et le changeant. Mais j’aimerais aussi qu’il soit l’occasion d’approfondir certains aspects de notre travail commencé avec Love & Money. Aller vers une parole simple, directe, nourrie, mais sans doute aussi plus tendue, plus abrupte, plus sinueuse, plus éloignée surtout d’une parole naturaliste, qui, me semble-t-il, serait ici un piège. Aller vers un théâtre d’émotions, de plaisir, sans ignorer que celui-ci peut naître d’un vertige, quand nos certitudes et nos valeurs sont remises en cause. Un théâtre qui interroge autant que possible, mais veille à ne jamais répondre. Un théâtre de monstres, enfin, d’hommes soumis à leurs pulsions, d’êtres ambigus, complexes, contradictoires. Un théâtre à la recherche de ce qu’il y a en nous de plus beau et de plus inquiétant. 
 
Alexandre Lhomme 

CEUX QUI AVAIENT CHOISI
GÉNÉRIQUE 
 
Texte : Charlotte Delbo
Mise en scène : Boris Herszbojn
Avec : Olga Grumberg, Gabriel Perez-Milchberg, Louve Reiniche-Larroche, Rainer Sievert 
Une création de la compagnie Bouquet de Chardons, en partenariat avec le collectif Les Âmes Visibles

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RÉSUMÉ 
 
En 1967, Charlotte Delbo écrit Ceux qui avaient choisi, pièce en deux actes. 
 
La terrasse d'un café, en Grèce, 20 ans après la seconde guerre mondiale. Werner, 50 ans, historien allemand spécialiste de la Grèce antique, ancien soldat de l'armée hitlérienne, aborde Françoise, 45 ans, déportée pour faits de résistance. Cette rencontre amène les deux personnages à confronter leurs points de vue. En réponse aux interrogations de Werner, Françoise fait surgir de sa mémoire le moment des adieux entre son mari et elle, le 23 mai 1942, en prison. 
Il y a flash-back ; la scène n'est pas racontée mais jouée. 
Paul apparaît. 
 
Moment de théâtre dans le théâtre, cette scène entre Françoise et Paul est autobiographique. C'est de son mari, Georges Dudach, et d'elle-même que Charlotte Delbo relate les derniers instants ensemble, juste avant que celui-ci ne soit fusillé et elle-même déportée. 
 
Dans le deuxième acte, entre séduction à tâtons et joutes oratoires, Françoise et Werner débattent, se cherchent l'un l'autre. Leurs échanges sont riches de préoccupations politiques, historiques et existentielles qui éclairent la pensée du spectateur. Se livrant peu à peu, ils nous donnent accès à leurs sentiments. Dans ces tentatives pour se dépasser soi-même, parviendront-ils à se laisser toucher par l'autre, à le toucher, à lui libérer de la place ? 
 
Ceux qui avaient choisi paraît en 2011. 
 
Il s’agit ici, près de 50 ans après son écriture, de la création de la pièce.


NOTE D'INTENTION

L'APPEL A VIVRE
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ENTRE INTIME ET IDEOLOGIE

La voix que Charlotte Delbo nous fait entendre dans Ceux qui avaient choisi aura mis du temps à nous parvenir ; c'est près de 50 ans après son écriture que je m'apprête à porter cette pièce à la scène. Celle qui a payé le prix fort nous livre là - d'un ton si sensible - sa parole la plus intime. 
 
Ce texte, riche d'une vie d'engagement politique et de passion amoureuse, pose, tant du côté des individus que des peuples, la question du désir et de la limite. Dans le contexte européen (France, Allemagne, Grèce) où se déroule l'action, cette question résonne d'une façon singulière : 
 
Vis à vis de nos héritages, quelle responsabilité est la nôtre ? 
Peut-on parler de mémoire(s) « commune(s) » ? 
Qu'est-ce que gagner ou perdre ? 


LA PAROLE BLESSEE, LA VALEUR DE LA VIE
le combat par la joie

Charlotte Delbo, résistante communiste déportée à Auschwitz, incarne par sa vie et son écriture la solidarité, l'humanisme, l'universalisme. Pleine d'audace, sa parole porte. C'est par la littérature que cette femme de théâtre affronte l'événement, s'empare de lui, sans doute pour ne pas qu'il s'empare d'elle. 
 
« Les créatures du poète ne sont pas créatures charnelles, c'est pourquoi je les nomme spectres. Elles sont plus vraies que les créatures de chair et de sang parce qu'elles sont inépuisables. C'est pourquoi elles sont mes amis, nos compagnons, ceux grâce à qui nous sommes reliés aux autres humains, dans la chaîne des êtres et dans la chaîne de l'histoire. » 
Charlotte Delbo 
10 octobre 1972 
 
Prolongeant cette double « chaîne », je désire, afin de faire entendre les mots de Charlotte Delbo, prêter un corps à ses « spectres » en la personne des quatre comédiens de l'équipe. 


LA SCENE COMME CHAMP DE BATAILLE
l'impossible et nécessaire incarnation

Cette tragédie contemporaine, construite sur l'idée de résistance, résiste elle-même à la représentation. Pour révéler la tension qu'elle recèle, je fais le choix de la stylisation et d'un processus d'élaboration puissamment corporel qui passe par une écriture de plateau rythmique. 
 
Tels des danseurs, les acteurs développent une présence physique fine. Leur engagement au plateau symbolise l'engagement à vivre des personnages, thème central de la pièce. 
 
Mon souhait est d'attirer l'attention sur l'irrévérence de Charlotte Delbo qu'elle assume avec humour et d'affirmer la vitalité de sa langue.

UN MINIMALISME FOUGUEUX
- L'ELAN DE VIE -

Le dispositif est le plus léger possible : quatre comédiens, quelques éléments de décor, une bande-son dépouillée, la lumière. 
Mon choix est de suggérer plus que de montrer, de laisser jouer l'imaginaire du spectateur. 
 
Deux guéridons et trois chaises matérialisent le café, une ampoule et une palette (pour la paillasse de Paul) la cellule. 
L'intention de la scénographie, tout en définissant les deux espaces par les éclairages, est de permettre la circulation de l'un à l'autre. 
Par ailleurs, le chemin de palettes – outre qu'il structure le plateau – est évocateur d'une trace, d'un mur, d'une voie ferrée… 
Il symbolise la frontière et en suscite le franchissement. 
 
Les lumières créent des camaïeux de gris, fondent une esthétique sobre, stylisée. La scène est telle une esquisse en noir et blanc. Comme dans le texte, d'une grande pudeur, l'idée est de contraindre le cadre afin de libérer les émotions.

 
LE COMBAT INTIME 
LE CORPS COMME CHAMP DE BATAILLE

Un choix est fait, celui d'un théâtre le plus au présent possible. 
D'où surgit une danse. 
La danse dont parle Charlotte Delbo dans sa Prière aux vivants pour leur pardonner d'être vivants, c'est avant tout le corps, premier lieu du théâtre, qui en est traversé, animé. 
 
Ce corps en mouvement est ici pleinement habité. Notre geste défend, contre un corps-objet, un sujet-corps.

Boris Herszbojn

DATES
A VENIR
LOVE AND MONEY 
 - Les 22 et 23 Janvier 2016, 20H30 | Centre d'Animation Place des Fêtes | Paris 19ème 
Réservations :
Mail : reservations[at]lesamesvisibles.com
Billetréduc : www.billetreduc.com/150337/evt.htm
Tarifs : 14€/ 10€ (Usagers du centre d’animation, résidants à paris, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du R.S.A., de l’allocation parent isolé, de l’allocation d’insertion, les jeunes jusqu’à 26 ans inclus et les personnes de plus de 65 ans.)
 

HISTORIQUE
LOVE AND MONEY 
- Du 16/04/15 au 18/04/15 | Théâtre Le Hublot | Colombes (92)
- 07/12/13 | MJC François Rabelais | Savigny-sur-Orge (91) 
- Du 21/05/13 au 23/05/13 | Confluences | Paris (75) 

CE QUI EVOLUE, CE QUI DEMEURE
- 15/04/15 (Chantier de création #1) | Théâtre Le Hublot | Colombes (92) 
 
 MEIN KAMPF (FARCE) 
- Du 09/01/14 au 02/02/14 | Théâtre Douze (75) | Paris (75) 
- 29/11/12 et 30/11/12 | Centre d'Animation Les Halles / Le Marais 
 
ON PURGE (BÉBÉ) ! 
- 27/10/14 | Eesti Draamateater | Tallinn, Estonie
- 16/02/14 | Autun (71) 
- 04/10/13 | Salle Malraux | Neuville-en-Ferrain (59) 
- 05 et 06/07/13 | Saint-Drézéry (34) 
- 24/04/13 | Théâtre de Ménilmontant | Paris (75) 
- 05/04/13 | MJC François Rabelais | Savigny-sur-Orge (91) 
- 15/12/12 | Théâtre Na Loba | Pennautier (11) 
- 21/10/12 | Vitebsk (Biélorussie) 
- 20/10/12 | Minsk (Biélorussie) 
- 23/09/12 | Théâtre d'Arras (62) | Au profit du Secours Catholique 
- 15/05/12 | Théâtre Georges Simenon | Rosny-sous-Bois (93) 
- 28/04/12 | Cabourg | Clôture du Festival de Théâtre Universitaire et des Grandes Écoles 
- Du 08/01/12 au 17/06/12 | Théâtre du Funambule Montmartre (75) 
- Du 21/09/11 au 24/11/11 | Aktéon Théâtre (75) 
- 26/08/11 | Espace François Tané | Palau del Vidre (66) 
- 04/06/11 et 05/06/11 | Cours Florent, Salle Daniel Auteuil

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